Graphique d'une mouche

Cronenberg : une icône canadienne : Transcription 02

JEREMY THOMAS :  Bizarrement, je crois que Une méthode dangereuse est...très fortement lié aux autres films. Vraiment, c’est comme...un film de Cronenberg...ou un film d'action à propos de mots. Les mots qui s'y trouvent sont extrêmes...et les idées du film sont extrêmes, exprimées par Freud, Jung et Sabina. C’est un film très extrême, intimiste...et c’est ce qui a attiré David. Il n’y a pas de « sentimentalité » dedans. Il n’y a aucune once de « guimauve... » qui est la zone Fangoria du cinéma qui est...Malheureusement, David est...il doit supporter ça...il doit vivre avec. C'est bien dommage... mais c’est à quoi le nom de David Cronenberg est associé : fan-club de Fangoria. Mais c'est faux. C'est faux et c'est avec ça qu’il a dû vivre...à cause de ses premières œuvres, de ce qu’étaient ses premières œuvres, puis il a mûri, et est devenu un autre type de cinéaste. Tout le monde mûrit. Tous les artistes et tous les artistes peintres – artistes avec la peinture et artistes avec le stylo –ils sont libres de changer, vous savez. Mais les artistes du film ne sont, malheureusement, ne sont même pas des artistes. Ce sont des gens qui donnent de la commercialité à la toile.

Le producteur Jeremy Thomas est interviewé pour le Projet Cronenberg.