Graphique d'une mouche

Cronenberg : une icône canadienne : Transcription 01

DAVID CRONENBERG : Oui. Mais je n’ai jamais senti… comme je dis, j’ai eu beaucoup de soutien et le film a très bien marché. Je crois que Frissons a fait 5 millions de dollars et en a coûté 185 000. Je crois que c’est, littéralement, le premier film qui ait remboursé quelque chose à Telefilm, donc le commentaire de Fulford était un peu ironique. Une partie de son argument était que c’était un gaspillage d’argent et donc mauvais pour les contribuables... Mais quand vous faites quelque chose d’extrême, ce qu’était Frissons, vous vous attendez à avoir une réaction à son encontre. Je n’ai jamais ressenti le besoin de créer une controverse; cela ne me procure aucun plaisir. C’est ce que font certains réalisateurs, ils veulent être des mauvais garçons. Ils puisent beaucoup de force et d’encouragement à être des « mauvais garçons » et à être vus de cette façon. Je n’ai jamais eu besoin de ce rôle-là. Mais vous vous attendez à avoir des réactions. Vous ne savez pas jusqu’où elles iront, mais vous vous attendez à en avoir. Alors vous ne pouvez pas vous plaindre quand elles arrivent.