Graphique d'un lézard à deux têtes d'eXistenZ

Transcription : Une méthode dangereuse : musique

HOWARD SHORE : Une méthode dangereuse, oui, ça demande...Je fais des recherches sur tous les films que je fais. C’est important de regarder autour de soi, de regarder de droite et de gauche, et de lire d’autres livres qui peuvent avoir influencé l’auteur ou le sujet. Je fais cela pour tous les projets sur lesquels je travaille. J’adore lire, donc c’est en fait un aspect intéressant de la réalisation, en ce que vous pouvez passer beaucoup de temps avec des livres et de la bonne littérature, parfois.

Mais pour Une méthode dangereuse, j’avais l’idée de connecter la musique à l’opéra Siegfried. Siegfried était important dans l’histoire, si vous connaissez le film, et les vies de Jung, et de sa maîtresse, sa patiente. Elle considérait Jung comme une sorte de Siegfried. Et elle fantasmait que son enfant à naître s’appelait Siegfried. Donc en étudiant l’opéra, j’ai pensé que je pourrais structurer le monde de Siegfried et les mouvements de l’opéra aux mouvements du film. Les morceaux de Wagner que j’ai adaptés pour le film – et je crois que c’était peut-être la première fois que j’essayais quelque chose comme ça de façon aussi exhaustive, surtout pour un film de David, où l’opéra est recréé dans le film, en fragments. Tout est vraiment comme un puzzle, mais il se déploie linéairement, comme le fait l’opéra. Donc, Siegfried m’a vraiment donné une forme pour le film. Et j’ai en quelque sorte suivi son modèle pour le film.